jeudi 1 septembre 2016

Un Brexit est un Brexit

Dans le contexte de Brexit au Royaume-Uni, que deviennent les licences d'Etablissement de Paiement (Payment Institution) ou d'Etablissement de Monnaie Electronique (Electronic Money Institution) issues de la Directive des Services de Paiement Européenne (DSP) ? Des centaines de sites internet de eCommerce, et de nouvelle économie ou économie du partage, font confiance aux établissements de paiement régulés tels HiPay, Lemon Way, Mango Pay, etc.

L'usage était qu'un établissement régulé dans un pays Européen pouvait demander son passeport dans tous les pays de l'E.E.E. et de l'A.E.L.E. sauf la Suisse qui n'a pas signé la Directive des Services de Paiement. Ainsi un établissement régulé en France pouvait opérer en Irlande, au UK, en Pologne, etc. et un établissement régulé à Londres pouvait opérer en France et dans les autres 29 pays Européens. C'est ce qu'on appelle la Libre Prestation de Service.


Il se pose maintenant 2 questions :

- Comment vont faire les Etablissements de Paiement français qui opéraient au UK avec un agrément français par exemple : est-ce qu'ils auront un tapis rouge pour continuer à opérer avec un agrément local UK et un boarding réglementaire facilité pour continuer leur activité ?

L'impact du Brexit dans ce cas (par exemple pour Lemon Way) serait de ne plus pouvoir systématiquement travailler au UK. Si on compte les points, le Brexit coûte potentiellement 1 pays en moins sur 29 pour les "non anglais".

Pour "parer" ce risque, il faut soit faire un partenariat, soit établir une entreprise de droit anglais avec un agrément local non "passeportable". Les anglais de sont "enfermés" chez eux et coupés des marchés Européens et de croissance (Pologne, Allemagne, par exemple).

- Comment vont faire les Payment Institution UK qui opéraient en-dehors du UK ? Ils devront à mon avis créer des entreprises régulées en Irlande, en France, ou encore au Luxembourg, ou coopérer avec des Etablissement de Paiement en portage d'affaires de manière temporaire, afin de continuer à vendre leurs services de paiement (paiement en ligne, paiement mobile, carte bancaire prépayée, change à taux réduit sur Internet, transfert d'argent, etc.)

L'impact du Brexit pour les anglais (par exemple pour Stripe qui a un agrément au UK il me semble, lui permettant d'opérer dans toute l'Europe et donc dans 28 autres pays), est de ne plus pouvoir opérer dans les 28 autres pays. Si on compte les points, le Brexit coûte potentiellement 28 pays en moins pour les établissements régulés au UK.

Les anglais se sont complexifiés leur export de services de paiement. Ils se sont interdits eux-même de faire du business simplement en Europe.

Un Brexit est un Brexit. Il va nécessairement y avoir des effets de bord sur l'économie du partage, le CrowdFunding, et le eCommerce, les sites de transfert d'argent. Et pour le moment, d'après mes calculs, les plus perdants dans le Brexit sont les Etablissements de Paiement et les Etablissements de Monnaie Electronique Anglais (Royaume-Uni I mean). D'autant que nombre de sociétés gérées par des français, avec une clientèle française, sont à ce jour établies et "headquartered" à Londres. C'est un constat Lemon Way : nous commençons à voir les premiers retours ou "flips" d'entreprises françaises à Paris, d'autres allant au Luxembourg.

vendredi 5 août 2016

Faut-il accepter le paiement par eCarte Bleue sur son site Internet ? Quels sont les risques ?

Le paiement par eCarte Bleue ou par Carte Bancaire Virtuelle Dynamique :

La eCarte Bancaire est une carte bancaire virtuelle acceptée par les réseaux Visa et MasterCard, disponible sous forme de numéro de carte, de date d’expiration, et de code CVV, mais qui n’existe pas sous forme plastique.
Elle est créée par les particuliers à partir de leur espace de banque en ligne, bien souvent les particuliers qui ne refusent d’utiliser leur carte bancaire plastique classique sur Internet. Cela leur permet ainsi d’émettre une carte bancaire virtuelle par exemple de 50 euros, et d’être certain qu’au pire, en cas de vol du numéro de carte bancaire virtuelle, ils ne pourront pas « perdre plus de 50 euros ». Ce qui est vrai.

Avec le système de paiement sécurisé Lemon Way, il est possible d’accepter ou pas les cartes bancaires virtuelles comme moyen de paiement en ligne sur son site Internet. En cas de fraude massive à la eCarte Bleue, Lemon Way coupera ce moyen de paiement sur votre site et vous avertira.

Avantages pour le marchand acceptant la eCarte Bleue avec Lemon Way :
Accepter ce moyen de paiement maximise le chiffre d’affaires, puisqu’il permet à ces personnes réticentes aux achats sur Internet de pouvoir payer. Il correspond en général à 3% des achats sur Internet, selon les types de sites.

Inconvénients et risques pour le marchand acceptant ce moyen de paiement en ligne avec Lemon Way :
Les hackers ont identifié une faille avec ce système de eCarte Bleue ou de Carte Bancaire Virtuelle : ils se procurent les codes d’accès de banque en ligne de tiers et génèrent des cartes bancaires virtuelles, pour immédiatement acheter ou voler des titulaires de banque en ligne. Ce risque n’est pas négligeable, et lorsque le vrai porteur s’en aperçoit, il demande un remboursement auprès de sa banque pour vol, ce qui conduit à un paiement de l’impayé par Lemon Way. Lemon Way répercute les impayés à ses partenaires places de marché sur Internet. Le risque est donc d’avoir un taux d’impayé qui est plus important, tant que les sites de banque en ligne sont peu sécurisés avec uniquement un accès par login et mot de passe.

Les sites les plus recherchés par ces fraudeurs sont, d'après notre expérience depuis 2007 :

-        -   les sites de eCommerce (achat en ligne de produits : exemple : lunettes de soleil et marques d’habit moyenne et haut de gamme, billets d’avion en ligne pour des longs courriers) avant les périodes de vacances d’été. Les adresses de livraison sont des adresses éphémères qui ne permettent généralement pas de rattraper les voleurs
-         -  les sites de collecte en ligne (généraliste, mariage, naissance) ou de don (utilisation de faux projets, fausses associations, faux mariages qui n’existent pas dans la vraie vie, pour exfiltrer l’argent volé sur l’IBAN d’une carte prépayée anonyme ou bien sur l’IBAN d’une association ou d’une entreprise complice)
-         -  les sites de paiement mobile entre personnes
-        -   les sites de covoiturage avec paiement non 3D Secure, qui ne vérifient pas les trajets en géolocalisant les conducteurs
-        -   les sites qui permettent un remboursement sur un IBAN, après un paiement par carte bancaire : exemple : site de CrowdFunding, pour lequel un projet est annulé pour non collecte suffisante de gains. Les payeurs sont remboursés parfois sur leur IBAN, alors même qu’ils ont volé la carte bancaire d’un tiers qui a servi à payer en ligne.
- tout site internet (achat de jeu, de sonnerie, de musique) sur lequel le voleur peut tester la carte bancaire avec un petit montant de type 1 euro, avant de l’utiliser sur un « vrai » site cible avec un plus gros montant

Pour en savoir plus sur l'utilisation de la eCarte Bleue et les banques qui l'acceptent, voici un lien intéressant :

http://www.ecarte-bleue.info/

samedi 7 mai 2016

Je vois « Paypal » ou « Lemon Way » sur mon relevé carte bancaire et je ne comprends pas…

Pour certaines raisons techniques et commerciales, vous verrez sur votre relevé carte bancaire soit directement le nom de l’enseigne (exemple : « FNAC.COM »), soit le nom d’un Etablissement de Paiement ou de monnaie électronique ou d’un système de paiement agréé dans son pays à effectuer des paiements en ligne (« LEMONWAY », « PAYPAL »…) parfois avec l’adresse ou la ville ou le pays en deuxième information. Avec certaines solutions de paiement en ligne, vous pourrez voir une information plus précise sur un numéro de commande, un numéro de paiement. C’est une technique de « Soft Descriptor » ou encore dite de « descripteur dynamique » qui permet au site de eCommerce de détailler son nom ou sa commande pour faciliter la lecture du relevé bancaire du client payeur.

Cette technologie n’est pas utilisée massivement en France, car les systèmes de paiement sont certes sécurisés dans notre cher pays, mais pas toujours dotés de technologies les plus récentes. Parfois, les descriptions sont écrasées par certains systèmes de monétique, et au final on ne voit pas la description détaillée.

Certaines solutions de paiement sont plus connues que d’autres, et vous pouvez vous affoler en regardant votre relevé carte bancaire en provenance de votre banque et croire à une usurpation de votre carte bancaire. Commencez par vérifier combien d’opérations vous semblent douteuses ou non expliquées sur la totalité de votre relevé. Ensuite, allez faire un tour sur votre messagerie Outlook ou autre gmail sur votre ordinateur ou smartphone, et regardez aux dates indiquées, avec une recherche avec le montant précis du paiement (exemple : recherche de « 102,23 » ou « 102.23 » pour un relevé indiquant « 102.23€ » en provenance de votre banque). Vous serez en général surpris de vous rappeler de votre paiement en ligne, car l’Email reçu en confirmation du paiement contiendra les informations de confirmation de la commande et les détails de votre commande. N’oubliez-pas de regarder dans le répertoire « SPAM » de votre messagerie. Par expérience, les pirates de carte bancaire ne se limitent pas à un achat isolé de « faible » montant. Ils tentent l’extrême et le « jackpot ». Si vous n’avez qu’une seule opération douteuse de moins de 100 euros, il y a de fortes chances qu’il s’agisse en fait de l’un de vos paiements.

Si vous n’étiez pas présent ou sans accès à Internet à la date du paiement que vous jugez « douteux », et que ce paiement est encore une fois isolé, il s’agît en général d’offres de paiement récurrent (abonnement à un accès mensuel à un site Internet, abonnement à un magazine ou un journal en ligne, etc.) ou de paiement en 3 fois (paiement de 3 montants presque similaires, par exemple sur un site comme Cdiscount). Peut-être encore avez-vous loué une voiture électrique avec réservation en ligne, et vous payez après-coup une surcharge. Le marchand en ligne vous sera d’un grand secours pour vous expliquer ces paiements. Vous retrouverez toujours une trace écrite par Email sur l’un de vos Emails indiqué pour les inscriptions en ligne ou les commandes en ligne.

N’oubliez-pas que sur Internet, vous avez pu commander en ligne des produits, mais aussi des services, des abonnements, des collectes en ligne pour un mariage, une naissance, un événement particulier, un investissement sur un site de CrowdFunding, un don en ligne, etc.

Si le doute subsiste, car ce montant n’apparaît nulle part dans votre messagerie, et vous ne vous rappelez pas d’un achat en ligne ou abonnement d’aucune sorte de ce montant, vous pouvez contacter la solution de paiement en ligne mentionnée sur votre relevé et leur demander une explication. Il existe en général des formulaires prêts à l’emploi sur les sites, par exemple : lemonway.fr/reclamation si vous n’avez aucune idée du marchand concerné et que vous voyez indiqué « Lemon Way » sur votre relevé carte bancaire.

On vous demandera un montant précis indiqué sur votre relevé, une date de paiement, et parfois les 6 premiers chiffres de votre carte et les 4 derniers ou les 4 premiers et les 4 derniers, afin de retrouver votre paiement et le site sur lequel le paiement a été effectué. Parfois votre entourage peut effectuer le paiement (enfants, conjoint).

Une autre méthode consiste à demander à votre banque d’où vient le paiement. Une réponse sera ensuite renvoyée à votre banque, et votre conseiller clientèle vous répondra, après avec collecté les informations auprès du eMarchand ou de son système de paiement en ligne. C’est une « demande d’informations » ou « Request for Information ».

Si vous contestez le paiement car vous ne le reconnaissez pas, il y a une procédure de « dispute » pendant laquelle le site de commerce en ligne, son système de paiement éventuellement, sa banque, et votre banque, échangent des informations de preuve de paiement (bon de commande, adresse internet IP de l’ordinateur ayant servi à effectuer le paiement en ligne, Email utilisé, etc.). Et il y a une conclusion : remboursement total, remboursement partiel. En dernier ressort, il peut y avoir un remboursement total ou partiel (chargeback), puis finalement une preuve indéniable que vous avez bien fait la commande, et dans ce cas le eCommerçant est remboursé totalement ou partiellement (opération de crédit). Ouf.

Si le paiement est effectué en utilisant le paiement sécurisé « 3D Secure », votre banque reste votre interlocuteur privilégié et vous remboursera, si vous lui assurez ne pas avoir effectué l’achat en ligne. Elle aura en sa possession tous les détails du paiement, nous vous conseillons d’être de bonne foi et smart. D’autant que le paiement 3D Secure utilise en général votre téléphone portable et un code à 4 ou 6 chiffres dynamique pour garantir que vous en êtes bien l’auteur. S’il s’agît d’une fraude au paiement 3D Secure, votre banque est responsable et vous remboursera.

Si vous contestez le livrable reçu, c’est différent. Il s’agît alors d’une contestation marchand. Vous avez bien payé, mais le produit ou service rendu n’est pas conforme. Nous vous conseillons dans ce cas, dans un premier temps, d’interagir avec le site de vente en ligne sur lequel vous avez fait votre achat : contactez-le par Email, par téléphone, et faites-lui savoir que vous n’êtes pas content. Les lois du commerce en ligne et de la satisfaction du client « à l’américaine » font qu’en général vous obtiendrez du marchand un remboursement total ou partiel, ou un renvoi de marchandises.
Il est possible de faire une contestation marchand du paiement en ligne, auprès de votre banque qui a émis votre carte bancaire.

Il est possible de faire une contestation marchand pour un paiement 3D Secure ou un paiement non 3D Secure.


J’espère que c’est plus clair pour vous. Retournez-vous toujours en priorité vers le site Internet sur lequel vous avez fait votre commande, site qui peut vous rembourser sur votre carte bancaire très rapidement. A vous de jouer ;-)

Paiement en ligne par carte bancaire : sécurisé ou pas ?

Comme chacun le sait, les cartes bancaires « classiques » en plastique fournies par les banques françaises émettrices de Cartes Bancaires (CB ou CB/Visa ou CB/Mastercard), permettent à tout un chacun les achats en ligne sécurisés en 3D Secure s’il est activé par le eMarchand sur Internet.

Contrairement à un achat dans une boutique réelle, la carte physique n’est pas nécessaire au moment du paiement en ligne sur Internet, il n’y a pas actionnement du code PIN à 4 chiffres dans un quelconque lecteur appelé Terminal de Paiement, car sur Internet les achats se font en mode « Card Not Present », avec une saisie du numéro de carte bancaire à 16 chiffres (appelé PAN), de la date de validité mois et année, et du code CVV à 3 chiffres à l’arrière de la carte bancaire. Ainsi si vous notez sur un papier par exemple ces numéros, vous pouvez effectuer votre achat. Et c’est bien là le risque : quelqu’un qui aurait copié ces numéros peut faire un achat à votre place et votre carte sera débitée. Sauf si le paiement est « 3D Secure », une sécurité complémentaire permettant à la banque qui a fourni la carte (la banque émettrice) de vérifier le porteur (authentification du titulaire de la carte bancaire avec par exemple utilisation d’un code secret à usage unique envoyé sur le téléphone mobile du porteur). La sécurité du paiement en ligne utilisant 3D Secure est importante, notamment en France puisque le code secret est envoyé par SMS sur le numéro de portable du propriétaire de la carte bancaire.

Dans d’autres pays, et pour certaines banques émettrices, le code 3D Secure ne change pas et n’est pas dynamique. Cela peut par exemple être une date de naissance, ou un code unique. Cela a par exemple été le cas pour certaines banques au Royaume-Uni et en Suisse. Les pirates ou « carders » sont malins : ils ont immédiatement saisi cette faille de sécurité de certaines banques pour se prodiguer les numéros de cartes bancaires et les codes 3D Secure associés, par exemple avec des Emails envoyés en masse sur des millions d’Emails de citoyens Suisses et Anglais. En se faisant passer pour le constructeur Apple et faire croire à une « sécurisation » de son compte Apple, un premier Email est envoyé et demande de saisir les informations de sa carte bancaire. L’Email indique qu’Apple vous appellera pour vous demander votre code 3D Secure pour un paiement de 1 euros par exemple, afin de « sécuriser » votre compte. Evidemment, le voleur à distance se réjouit si vous obtempérez : il possède ainsi tous vos numéros de carte, y-compris votre code 3D Secure statique. Lorsque vous vous rendrez compte que les achats ne proviennent pas de vous sur votre relevé, votre banque vous remboursera. Si le paiement n’était pas 3D Secure, il reviendra au eMarchand de vous rembourser : c’est un « ChargeBack » qu’il reçoit. Je considère que ces fraudeurs sont les descendants d’Arsène Lupin : ils sont très malins, ils volent finalement les banques lors d’un piratage de carte 3D Secure, puisque ni vous, porteur de la carte, ni le marchand, ne payerez pour une telle fraude.

Le risque de piratage de votre carte bancaire en utilisation 3D Secure est dont très restreint pour les cartes françaises, et pour les sites Internet utilisant le protocole 3D Secure. Car les banques françaises utilisent un code SMS dynamique pour le 3D Secure. Le risque de piratage est plus élevé sans 3D Secure, si quelqu’un dérobe vos numéros de carte, date d’expiration, et code CVV ; car ces 3 séries de chiffres ne changent pas tant que votre carte bancaire est valide.

Certaines personnes ont donc encore « peur » d’utiliser leur véritable carte bancaire plastique pour payer sur Internet. Ils sont peur que le eMarchand ou un employé du site Internet ne copie les numéros de carte pour faire des achats en ligne. Sachez que vous avez plus de chances de gagner au Loto qu’un eMarchand français sérieux, utilisant une solution de paiement en ligne d’une banque (Mercanet de BNP Paribas, Sogenactif de Société Générale, etc.) ou une solution de paiement agréé (LemonWay, S-Money, MangoPay, etc.) ne vous pirate votre carte bancaire. Préférez effectuer vos achats sur les sites 3D Secure, car même en cas d’usurpation de votre carte bancaire, votre banque vous remboursera si elle a accepté le paiement. Cela s’appelle le « Liability shift » ou transfert de garantie de paiement, du marchand Internet vers la banque qui a émis la carte bancaire.

En résumé voici mon conseil : n’hésitez-pas à utiliser votre carte bancaire pour vos achats en ligne lorsque vous voyez le logo « 3D Secure » sur un site internet. En général vous pouvez le voir au moment de l’achat, ou en vous renseignant sur le moyen de paiement sécurisé généralement expliqué sur le site Internet.

Ne donnez à personne votre code 3D Secure obtenu sur votre mobile. Ce serait un peu comme si quelqu’un vous demandait poliment votre portefeuille dans la rue. Accepteriez-vous ? Non.

Une dernière information pour les sites de eCommerce en ligne : ne croyez pas que votre garantie est totale si vous utilisez le paiement 3D Secure sur votre site. Le paiement est garanti si la carte est utilisée par un hacker ou un voleur de carte bancaire. Mais si votre client (le payeur) se plaint d’un litige commercial auprès de sa banque, sans répudier son paiement (« Monsieur le banquier, j’ai bien fait le paiement, mais je n’ai pas reçu mes marchandises malgré mes 10 relances auprès de ce site, cela fait 2 mois déjà »), vous entrez dans les schémas classiques de contestation de paiement, avec demande de remboursement total ou partiel. D’autres détails peuvent se cacher (site attirant anormalement les carders, site ne respectant pas les centaines de règles Visa ou Mastercard, taux de fraude important sans action pour réduire le taux de fraude, carte business en circulation non compatible avec le paiement 3D Secure, etc.) et faire que votre banque refuse de rembourser le payeur lors d’un paiement 3D Secure. Elles sont cependant extrêmement rares.

Le taux d’acceptation carte, et donc le Chiffre d’Affaires du marchand en ligne, diminue lorsqu’il y a utilisation du 3D Secure. Les banquiers vous diront qu’il s’agît justement des paiements frauduleux qui n’ont pas lieu, tandis que les eMarchands vous diront que leurs clients ne comprennent pas, ou « ont la flemme » d’aller chercher le code à 4 chiffres sur leur mobile… La vérité est souvent entre les deux. Pragmatiquement, une étude du parcours de paiement permet une réponse objective et sûre. Si sur 100 paiements sur votre site, avant d’utiliser 3D Secure, vous aviez 2% de fraude (paiements acceptés pour vous, mais frauduleux et payés par votre banque : et oui, vous ne le saviez pas, mais la « fraude » est différente du « ChargeBack », et souvent, elle n’est pas payée par le marchand : pour connaître ce taux il faut demander à votre banque ou à votre partenaire de paiement, Etablissement de Paiement, ou Etablissement de Monnaie Electronique), 3% de ChargeBack (répudiation de paiement : le marchand connaît bien ce chiffre car il paye de sa poche le « ChargeBack ») et 5% d’abandon de paiement (il y a plusieurs dizaines de refus possibles : plus d’argent sur le compte, carte non valable, banque du porteur refusant le paiement pour raison de sécurité, etc.), vous aviez 95% de Chiffre d’Affaires, et 3% de votre CA était reversé à la banque pour payer les paiements répudiés à tort ou à raison par vos clients. Du point de vue de la banque, qui paye les 2% de fraude pour vous (invisible en général pour le marchand), et comptabilise les 3% de ChargeBack, vous avez « 10% » de paiements qui sont « problématiques » (3% + 2% + 5% = 10%).

Maintenant, si vous passez en 3D Secure, avec le même scénario, voici ce qui va se passer :

-       Votre CA sera de 95% s’il y a le même taux d’abandon.
-       La banque payera les 2% de fraude
-       La banque payera les 3% de répudiations de paiement (avant c’était du ChargeBack pour vous). Vous gagnez ainsi 3% de marge.

Sur cet exemple : si le paiement 3D Secure « embête plus de 3% » de vos clients qui refusent d’aller chercher leur mobile ou d’entrer le code de paiement 3D Secure, vous perdrez en Chiffres d’Affaires.

Gardez une chose à l’esprit après vos exercices de mathématiques : le paiement en ligne 3D Secure vous protège d’une fraude massive aux voleurs de carte bancaire classiques. Par expérience, depuis 8 ans, j’ai vu des clients croire au succès du lancement de leur site. Malheureusement, certains utilisant du paiement non 3D Secure, ont eu la malchance d’avoir… 100% de voleurs de carte sur leur site pendant les premières semaines d’ouverture. Les hackers sont à l’affût de tout nouveau site de eCommerce n’offrant pas la sécurité 3D Secure. Pendant que vous bossez, eux aussi font un travail quasi systématique de surveillance des nouveaux sites offrant le paiement en ligne, parfois pour « tester des cartes » à des heures fixes et montants fixes chaque journée et les utiliser dans la foulée sur d’autres sites. Un exemple classique : ils testent les numéros de cartes volées sur les sites qui demandent le moins d’informations lors de l’inscription, avant le paiement : sites de paiement mobile entre personnes, sites de dons en ligne, sites de collecte, applications pour smartphone de covoiturage, etc.

Mon conseil pour les marchands en ligne qui ouvrent un site nouveau et ne connaissent pas encore le profil de leur clientèle d’achat en ligne, ni l’historique : utilisez abusivement le 3D Secure. Vous pourrez réfléchir à le désactiver pour vos meilleurs clients, ou vos clients connus depuis plus de 6 mois par exemple. Si le produit est bon, et l’intégration des pages de paiement réussie sur votre site, il n’y a plus désormais, en France, de raisons d’être contre le 3D Secure. Les clients sont habitués désormais. A commencer par les billets de train achetés en ligne.


Et faites-vous accompagner par des professionnels du paiement en ligne, comme Lemon Way ;-)

dimanche 10 avril 2016

L'attractivité : le challenge des Etablissements de Paiement

En Europe, les banques sont concurrencées depuis 2007 par l'offre des services de paiement des Etablissements de Paiement  et des Etablissements de Monnaie Electronique (paiement en ligne, paiement mobile, paiement pour les places de marché, transfert d'argent...).

Les banques avaient réussi le challenge d'établir la confiance après la révolution française, et Bonaparte leur avait donné le droit d'émettre des billets, de faire de l'escompte. Du crédit. Avec leur réseau maillé d'agences et leur stratégie multi-canal Internet et Mobile, fini les bas de laine dans les principaux pays Européens. Les moyens de paiement n'ont cessé d'évoluer jusqu'en 2000, avec l'avènement du eCommerce.

Avec l'arrivée de l'Euro, des échanges commerciaux mondialisés, des marques globales, l'Europe a autorisé de nouveaux acteurs à se positionner sur les secteurs jadis réservés à la banque. Une véritable course à l'innovation a eu lieu, avec des gagnants et des perdants dans ce qu'on appelle désormais la FinTech. Comme la puissance historique du Dollar contre l'Euro dans le monde, le challenge pour ces Etablissements de Paiement et de Monnaie Electronique est grand : être suffisamment attractif et rapide pour créer un marché et démarrer une industrialisation avant de déposer le bilan.

L'attractivité est plus ou moins bonne selon la stratégie et la vitesse de commercialisation et de prise de marché, et la grande aventure du capitalisme laisse des morts au bord de la route du paiement :

- Arrêt de la commercialisation du porte-monnaie électronique MONEO. Une non-compréhension complète pour les utilisateurs français. Pourquoi diable pré-charger ma carte bancaire avec 20 euros alors même que ma carte est utilisée en débit de mon compte bancaire ? Est-ce qu'on ne pourrait pas simplement faire une offre de paiement carte moins chère pour les petits montants de type boulangerie et bar-tabac ? Une innovation de l'Etablissement de Monnaie Electronique français SFPMEI, "cédée en 2010 au fonds BlackFin Capital Partners" dixit leur site . Pour en savoir plus : http://www.moneo.com/arret_moneo/doc/CGU_Moneo.pdf


- Disparition du premier Etablissement de Paiement AQOBA (Liquidation), qui avait pourtant innové : tentative de lancer une carte de crédit qui rapporte des points pour la retraite au fur-et -à-mesure de ses achats avec la Carte et Entreprise du même nom Futureo, (liquidation). Une bonne idée pourtant.

- Liquidation de l'Etablissement de Monnaie Electronique WexPay, spécialisé dans le paiement innovant pour les jeux de type Dofus. Pour en savoir plus : http://blog.toutallantvert.com/2014/03/20/e-commerce-disparition-de-wexpay-la-monnaie-electronique-la-societe-expay-sas-en-liquidation-judiciaire/

Et pourtant, certains Etablissements tirent leur épingle du jeu dans le paysage de l'innovation et du paiement "complexe", notamment autour des places de marché ("MarketPlace" comme FNAC par exemple), du CrowdFunding, et de l'économie du partage (Sharing Economy) :

- Le français S-Money, 100% filialle de la BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne), aussi paiement mobile avec l'application de paiement du même nom disponible sur les Samrtphones, une belle innovation. Exemple de site qui utilise S-Money : Bolden.

- Le Luxembourgeois Mango Pay, Etablissement de Monnaie Electronique racheté par la banque Crédit Mutuel Arkéa. Exemple de site : Ulule.

- L'indépendant français Lemon Way : ni fonds d'investissement ni banque au capital, 8 années d'existence. Exemple de site : WiSeed. Lemon Way dispose d'un deuxième pouvoir attractif : le paiement mobile en Afrique : http://lemonwayafrica.com/

Le spécialiste historique du micro-paiement,côté en Bourse, HiPay. Euronext, consensus à l'achat, 8 euros. Exemple : Kusmi Tea.

Dans le paiement pour le eCommerce, l'offre est plétorique, et on entend plus parler de Stripe et Adyen désormais que de Paypal ou Paymill.

Il y a un effet de volume qui marque le début de l'industrie et confirme l'attractivité chez MangoPay, Lemon Way, très présents en Europe.

HiPay confirme ainsi que Rentabiliweb, avec plus de un milliard d'euros de paiement annuel.

Bravo et merci à l'Europe !

lundi 8 février 2016

Taux d'acceptation et taux de facturation

Les nouveaux venus dans le paiement qui montent leur startup focalisent sur le taux de facturation carte bancaire.

 J'entends "Paypal est trop cher". Mais c'est pratique pour facturer du Cambodge aux Etats-Unis, par exemple pour les compagnies aériennes, les locations de vacances.

J'entends "Sofort" est trop cher... Mais un Allemand utilisera ce moyen de paiement plus qu'une carte bancaire sur Internet. Alors si le client part... vous n'aurez aucun chiffre d'affaires avec ce client. Alors que dans une boutique réelle un client sur deux part avec un produit. Je conseille toujours de ne pas changer l'habitude de paiement d'un client dans son pays, afin de réussir sa stratégie export. Ne forcez pas un Portugais, un Hollandais, un Allemand, à utiliser une carte Visa ou Mastercard. Proposez-lui son moyen de paiement préféré sans réfléchir : MultiBanco, iDeal, Sofort par exemple. Tous les citoyens Européens ne sont pas adeptes de Visa ou Mastercard. C'est un fait et il faut faire avec.

J'entends dans nos services commerciaux "Votre offre est plus chère de 0,1% que celle du concurrent". Oui mais... Connaissez-vous le taux d'acceptation du concurrent ? C'est le taux moyen d'autorisations de paiement par carte bancaire sur un site Internet. Car ne croyez-pas que tous les paiements "passent" sur un site. Il y a toujours 10 bonnes raisons d'avoir un refus de paiement avec sa carte bancaire : fraude, limite, soupçon de fraude, banque n'autorisant pas le paiement, carte trop utilisée dans la même journée, carte émise dans un pays qui n'est pas autorisé, etc. Si vous gagnez 0,1% sur le taux de facturation de votre établissement de paiement, mais si vous perdez 20% de taux d'acceptation, vous perdrez .... 19,9% de votre chiffre d'affaires.

On n'est jamais mieux servi que par soi-même : les meilleurs taux d'acceptation de payeurs francais (carte CB LCL, BNP, Crédit Agricole, Caisse d'Epargne, La Banque Postale, etc.) sont les établissements de paiement qui utilisent les systèmes d'acceptation carte français.

Ce n'est pas pour rien que l'inventeur de la carte à puce était français ;-) regardez son sourire et ses yeux brillants sur sa page Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Moreno

Merci Monsieur Moreno !

vendredi 2 mai 2014

La crédulité exploitée avec les fausses petites annonces

Certaines personnes usurpent des identités et utilisent des noms et prénoms qui existent réellement pour déposer des petites annonces avec vente à distance (et non en rencontrant le vendeur). Ils se sont débrouillés, à l'aide de petites annonces pour obtenir les vrais papiers d'identités, justificatifs de domicile, et se font couramment passer pour des transporteurs, douaniers, grossistes vendeurs de voitures, loueurs de chalets, vendeurs d'objets divers et variés... pour plus de crédibilité, ils mettent en ligne de faux sites ou encore reproduisent la présentation de mails "officiels" (banque, transporteurs... etc...).


Ils utilisent de préférence des sites de petites annonces qui n'ont pas de moyen de paiement ni de profil client intégré. Donc les fraudeurs sont incognito, sans historique de mécontentement.


Leur objectif est toujours le même : vendre un objet qui n'existe par à distance, copié sur une vraie annonce par exemple, avec votre argent qui doit être envoyé à distance. Le moulinet de pêche VIP à 20% du prix normal, ou bien votre voiture de sport achetée à l'étranger à 30% du prix de l'Argus, n'existent pas. Et pourtant ces objets seront vendus des centaines de fois en profitant de la crédulité des gens.


Vous recevez un mail ou appel téléphonique émanant d'un faux service de douane, faux transporteur, faux service bancaire, vous demandant le paiement de frais divers et variés afin de pouvoir débloquer la marchandise. Evidemment, refusez les paiements par transfert de cash à l'étranger...


Attention restez vigilants, la fraude au chèque en bois évolue : phishing avec faux virement, vrai virement annulé, paiement mobile. L'important est de réagir en vous demandant pourquoi un objet est si peu cher, de préférer les objets vendus en face-à-face avec les petites annonces sur les sites sans profil de vendeur. Le moyen de paiement n'est par le centre du problème. Mais bel et bien l'exploitation de la crédulité en proposant un "trop bon plan".

C'est pour cette raison, et pour être en accord avec la réglementation, que l'établissement de paiement Lemon Way vous demande à l'ouverture de votre compte de paiement, une série de justificatifs permettant de mieux vous connaître. L'anonymat est bon pour les fraudeurs. Pas pour les honnêtes citoyens.

Pour ouvrir un compte de paiement Lemon Way, et payer avec votre mobile de manière sécurisée, voici le lien : http://www.lemonway.fr/inscription/


lundi 28 avril 2014

Le sauvetage du monde avec le Crowdfunding

Article publié par Sébastien Burlet, CEO de Lemonway.Fr, sur le site Good Morning Crowdfunding
http://www.goodmorningcrowdfunding.com/comment-le-crowdfunding-va-sauver-leconomie-francaise/

Voici une histoire.

L’histoire d’une révolution technologique suivie d’une révolution des modèles de business et de pensée.

Né en 1972, j’ai terminé mes études d’ingénieur en Informatique en 1995 en France. Je rappelle qu’à cette époque, on connaissait peu ou prou Internet et encore moins le téléphone mobile. Je le rappelle, car le téléphone mobile est devenu un Silex, inséparable « Tamagoshi » de l’homme moderne, véritable « greffe du bras », et Internet nous entoure au quotidien.
Après une première expérience dans le secteur bancaire, je crée ma startup, et en environ quelques années, nous créons en équipe une petite centaine de sites internet. 1998-2006 : c’est la première révolution qui va doper l’économie, créer de l’emploi, faire sortir des géants et créer de nouvelles industries, en France, en Europe, aux Etats-Unis et dans le monde : je google, tu twittes, il facebooke, nous ventes-privons, vous CDiscoutez, ils voyagent-sncf.
 
 

Après une période faste, viennent des années difficiles.

De décroissance.

Depuis les années 2005, les entrepreneurs et les politiques cherchent désespérément un nouveau souffle attendu qui résorbera la dette de la France, avec nos atouts et la recette qu’on ne demande qu’à appliquer : innovation, dépôt de brevets, recherche et développement, création d’emploi, notamment au sein des PME, puis ré-industrialisation dans les grandes entreprises, et export de notre réussite à l’international. Pour passer de la théorie à la pratique, dans un monde bancaire et bientôt un monde tout-court « sans cash » hormis quelques pays qui ne connaissent pas la crise dans le monde, et qu’on compte sur le bout des doigts, d’où viendra l’argent nécessaire et la dynamique ?

Il fallait l’inventer : le Graal dans cette équation complexe, est le financement par la foule, ou Crowdfunding.

En effet, le Crowdfunding palie à tous les inconvénients des financements « classiques » des banques et des investisseurs institutionnels en phase initiale d’amorçage ou de développement post recherche et développement :
  • Manque de cash généralisé des banques et de l’état en soutien aux PME
  • Lenteur des banques sur le financement d’un projet
  • Prise de risque très réduite des banques dans les PME innovantes, sur des sujets difficiles, sans pouvoir mesurer l’appétence des futurs clients
  • Peu de cash chez les investisseurs français (« Venture Capitalists ») en phase post R&D, relativement à d’autres pays comme les USA. Les « VC » français sont « pauvres » comparés aux VC Américains ou Anglais. Alors que les français sont économes et épargnent.
  • Manque de « nez » des investisseurs. Combien de VC m’ont dit, qu’ils ont loupé telle ou telle « pépite », après avoir décidé d’un NO GO, startup qui a été retenue par les anglais ou les Américains dans la foulée ? Combien d’investisseurs institutionnels se sont « trompés », n’ont pas compris un nouveau modèle, n’ont pas cru à une innovation ? L’intelligence collective a et aura toujours raison. Cent mille contributeurs volontaires auront raison contre un board de 5 investisseurs qui n’auront pas voté à l’unanimité sur un GO un lundi matin. Cent mille contributeurs, qui deviendront des clients de cette nouvelle startup, en parleront à des amis.
  • Inefficacité et inexistence des études de marché sur les inventions du futur : comment demander en effet, par exemple avant la création de Twitter, combien de personnes utiliseraient Internet pour s’envoyer des SMS et échanger des brèves de quelques mots dans le monde entier ? Avec quelle croissance ? Avec quel taux de pénétration ? Comment estimer, avant la création de Paypal, combien de personnes vont utiliser leur E-mail comme un numéro de compte bancaire et « recevoir de l’argent sur leur Email » ?

Article de Sébastien Burlet dans le site Good Morning Corwdfunding

http://www.goodmorningcrowdfunding.com/le-crowdfunding-et-ses-outils/
Article publié par Sébastien Burlet, CEO de Lemonway.fr
Merci à ce super blog. Le crowdfunding sauvera le monde en temps de crise.

Pour bien fonctionner, le Crowdfunding a besoin d’outils, et les outils sont désormais prêts :
  • L’outil réglementaire
La directive des services de paiement autorise par exemple les Etablissements de Paiement àcollecter de l’argent pour le compte de tiers, avec, selon les agréments des divers établissements, du cash, de la réception de chèque, du paiement par carte bancaire, du prélèvement, de la réception de fonds par virement. L’argent issu de la collecte étant cantonné sur un compte séquestre chaque jour, l’Etablissement de Paiement permet une garantie de retourner les fonds collectés en cas de faillite d’un maillon de la chaîne, ou d’un abandon du projet en cours de Funding.
La réglementation du métier propre au CrowdFunding est également en cours d’assouplissement, l’état ayant compris que « tout le monde » a envie de « jouer au banquier » ou de « jouer à l’investisseur » (Afexios), sur un coup de cœur musical (MyMajorCompany), sur un sens de la responsabilité sociétale, sur l’envie de soutenir l’économie du digital, sur l’implication d’un éco-citoyen dans l’Economie Sociale et Solidaire, sur l’aide aux communautés (Musulman Participatif), sur l’aide aux commerçants de proximité (BulbInTown), sur des projets d’envergure (Mipise, Ulule, KickStarter, DeRev), sur les projets du patrimoine culturel et de la créativité (CultureTime, KKBB), etc.
Le nombre de sites de CrowdFunding naissants en France, spécialisés sur des verticaux, est impressionnant. C’est pour moi le signe d’une vitalité, d’un désir d’une communauté de soutenir son pays. Et d’une crise des liquidités sans précédents.
  • L’outil technique
La sécurisation du paiement est stratégique dans ce domaine. Lors d’un paiement à distance sur Internet, en-dehors du paiement en lui-même, par exemple par carte bancaire Visa ou Mastercard, avec 3D Secure de préférence, ou par réception de virement, il faut pouvoir à la fois entrer en relation d’affaires avec des payeurs, et les identifier au-delà de certains seuils réglementaires de paiement.
La sécurité globale impose non seulement une surveillance technique des moyens de paiement, mais également une vérification des projets, des payeurs, pour éviter un faux projet dont le but serait de déguiser un transfert d’argent ou un blanchiment d’argent. C’est ce qu’on appelle le « Know Your Customer ». Le « Know Your Business » et le « Know Your Intermediary » sont également des composantes essentielles pour sécuriser des relations tripartites entre utilisateurs de services de paiement électroniques, sociétés de Crowdfunding, et Etablissements de Paiement ou Etablissements de Monnaie Electronique. En dehors des tarifs, certains de ces établissements fournissent aux plateformes de Crowdfunding différents niveaux de sécurité et de fonctionnalités (téléchargement de pièces justificatives, outils internet de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent, espace internet de contrôle de gestion, rapidité d’exécution des paiements, etc.) plus ou moins adaptés aux activités de places de marché, de CrowdFunding.
Mais il est clair que les outils techniques nécessaires vont plus loin que les simples outils de paiement par carte bancaire pour les sites de commerce électronique. Par exemple, il faut pouvoir assurer une traçabilité des paiements du payeur au bénéficiaire du paiement, il faut pouvoir annuler un paiement, rembourser un contributeur, prendre une empreinte de carte et ne faire effectivement payer le client que dès lors que le projet est « soutenable » car il a remporté une adhésion suffisante, vérifier l’identité à distance d’un gros contributeur avec des outils de vérification de numéros de pièces d’identité et de validité de justificatifs de domicile, etc.
Car la principale valeur d’un site de Crowdfunding est sa réputation, construite année après année, projet après projet. Ainsi une fraude massive, ou un faux projet utilisé pour blanchir de l’argent sale, ruinent des années d’efforts en une seconde. Le cœur de métier des Etablissements de Paiement ou de Monnaie Electronique est bien de sécuriser les paiements.
  • L’outil marketing
Il est difficile de dire qu’avec une réglementation favorable et un bon outil, l’objectif sera atteint. Il faut ensuite identifier des projets viables, les faire connaître aux donateurs ou investisseurs via ces plateformes. C’est le formidable challenge que relèvent les plateformes de Crowdfunding, complètement adaptées à un monde qui va plus vite, qui est plus innovant, et qui se réinvente.

Nouveau phishing : Email se faisant passer pour une banque (Danske Bank)

Voici un dernier Email phishing : si vous le recevez, poubelle direct. N'oubliez-pas que quand vous recevez un Email qui vous promets des millions, vous rêvez alors que vous ne dormez pas. Bref : c'est une ARNAQUE !
Deniers Emails à la mode : phishing de votre carte bancaire y compris le code 3D Secure, en Suisse, avec un phishing Apple iTune. Ne donnez jamais vos numéros de carte bancaire par Email. Evidemment, ne donnez jamais votre mot de passe 3D Secure, ni votre code pin à 6 chiffres 3D Secure, à quiconque. On ne le répètera jamais assez...
Une page d'avertissement pour ne pas se faire avoir avec le Phishing, figure sur notre site Internet :
https://www.lemonway.fr/phishing-et-securite/


Extrait :

Danske Bank
London UK.

Compliments!,

                private and urgent

I know that this message will come to you as a surprise since we do not know each other before,I am Mr.Gerry Mallon of the above mentioned bank in London UK.

There is an account opened in my bank in 1997,and the owner of the said account was a French business man who died of heart failure  in 2001 without relatives nor next of kin to stand as a claim/beneficiary to this man's money and he bears the same surname with you, and the amount involve is (25,000.000.00euro) twenty five million euros only.
I want us to partner together and invest the sum of 25 million euros in your country No other person/persons know about this account or anything concerning it, the account has no other beneficiary.
I am only contacting you as a foreigner from Europe because this money cannot be approved to a local account here, but can only be approved to any foreign beneficiary because the original owner of the account was a French man.

I will use my position and influence to effect legal approvals and onward transfer of this money to your account with appropriate clearance forms of the ministries and foreign exchange departments.
With my position in the bank, this transaction will take us 5 banking days to complete.
At the conclusion of this transaction, you will be given 40% of the total amount while 60% will be for me.
Note that with my position in the bank, this transaction can only take us 5 to 6 banking days to complete.
I will resign as soon as the money is transferred to your account to meet you  for sharing and investment.

Get back to me immediately for more details Regards, Mr.Gerry Mallon

dimanche 24 mars 2013

Lemon Way est désormais un Etablissement de Paiement agréé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel en France, avec le Code Inter Bancaire 16568 J. Ceci peut être vérifié sur le site https://www.regafi.fr

Le code Swift de Lemon Way est : LEWAFR21

Ouverture de compte gratuite, paiement 100% gratuit et sans engagement pour les particuliers, sur :
https://www.lemonway.fr/inscription

Contacter-nous pour toute problématique de paiement en marque blanche sur votre site ou pour votre Killer App : gestion de comptes de paiement, paiement par carte bancaire 3DS ou non 3DS, détention d'argent pour le compte de tiers, virements SEPA, utilisation de carte bancaire virtuelle.

Demandez notre kit marchand pour les Webmasters : l'inscription et le paiement se font très facilement, soit avec une page intermédiaire, soit avec des Web Services, soit avec des librairies sécurisées.

Contact@lemonway.fr

mardi 24 janvier 2012

Extrait d'un article sur le paiement mobile à paraître

La révolution du paiement mobile
Les managers de l’innovation et les directeurs marketing ont du mal à faire bouger les industriels des plates-bandes historiques de la banque en Europe. Les moyens de paiement traditionnels sont le cash, le chèque, et le virement, sur le vieux continent où la population est fortement bancarisée ; tandis que les monnaies virtuelles sont vues comme des ennemis d’Etat par les banques. Il est vrai que les milliards de transactions opérées par les banques sont tenues par des systèmes sécurisés, qui fonctionnent massivement ; dont le principe est le débit et le crédit, et le calcul de commission. Soit des principes simples. Les virements internes et externes sont les opérations principales de la monétique, avec la compensation nationale et internationale. La carte de paiement joue le rôle d’une télécommande à virement. Ces systèmes doivent déjà migrer vers SEPA, avec pour principaux avantages pour les consommateurs la rapidité d’exécution des ordres, et le coût réduit, dans toute l’Europe.
Les révolutions dans la monétique interviennent tous les dix ou vingt ans. Après la carte, et la banque sur Internet (mBanking), la prochaine révolution est le paiement mobile, à distance avec les applications mobiles et internet mobile ; et en face à face avec son commerçant avec le sans contact, seule technologie permettant un paiement rapide en caisse en quelques secondes.
Les experts de la monétique français (banques, sociétés de monétique, de compensation) n’ont pas grand-chose à gagner à changer quelque chose dans le monopole exercé par les banques à ce jour dans le paiement de proximité.
Cependant le changement est inexorable. En 1990 faire un virement avec Internet était encore utopique, plus personne ne s’interroge aujourd’hui sur l’utilité de ce moyen de paiement. En 2012 payer avec son mobile deviendra-t-il aussi quelque chose de courant ? D’autant plus que ce système apporte un avantage pour le client, et également pour le marchand.
Dans les pays du Sud la situation est différente, avec un taux de personnes disposant d’un compte en banque très inférieur au taux européen, pour des raisons diverses et variées : déficit d’image de confiance, historique de faillites et de prélèvements par les gouvernements dans les caisses des banques, perte de temps et fraudes au guichet. L’Afrique opère par exemple un saut dans la révolution, et passe du paiement par cash au paiement mobile directement, sans la case « bancarisation » ni la case « carte de paiement ».
C’est ainsi que la société Lemon Way a distribué sa plateforme logicielle innovante de paiement mobile avec gestion de réseaux d’agents de change d’abord à Madagascar, au Cameroun, dans certains pays du Golfe. Puis en Grèce, en Angleterre et en France.
Notre équipe commerciale et marketing a tiré une leçon positive qui nous fait réfléchir. Cette fois, l’innovation nous vient d’Afrique, première terre de déploiement du paiement mobile pour les non bancarisés. Tandis que les jeunes issus de la génération digitale en Europe sont déjà convaincus et adoptent lentement les services de paiement de Kwixo qui invente une monnaie de conversion pour ses clients, Buyster en euros, Paypal en multi-devises, ou encore le seul acteur indépendant des banques et des opérateurs de télécommunication : Lemon Way, en préparation de son ouverture commerciale en 2012 pour payer avec son mobile.

Sébastien Burlet, CCE 93, président de la société Lemon Way en France
http://www.facebook.fr/lemonway

lundi 9 janvier 2012

Environ 24.000 like sur notre page Facebook ! Soit presque 2 fois plus que Kwixo, concurrent déjà lancé, sur le paiement mobile, par le Crédit Agricole et Fia-Net (12.082 like sur Kwixo au 9 Janvier 2012, contre 
24.353 le même jour sur le site de Lemon Way).

Le paiement mobile by Lemon Way sera la seule solution indépendante des banques et des opérateurs de télécommunications Orange, Bouygues, SFR.

Bientôt ouverture avec de vrais euros... en attendant rejoignez notre communauté sur http://www.facebook.fr/lemonway. Possibilité de vous inscrire directement avec Facebook !

Et pour en savoir plus en attendant l'ouverture du service, suivez-nous sur http://www.twitter.com/lemonway


Les banques françaises contre la taxe sur les transactions financières

Montrer l'exemple en Europe, c'est bien. Mais aucune industrie financière ne voudra montrer l'exemple en premier. Sauf peut-être la France ? C'est un pari. Si les autres places financières Européennes suivent, les plus importantes en Europe étant en Angleterre et en Allemagne, ce sera un pari gagné. Mon avis personnel est que les conditions sont favorables pour parier. Il n'est pas trop tard en France, et l'échéancier politique est compatible. Gauche et droite sont d'accord sur ce sujet. Une opportunité à saisir, les entreprises du CAC40 et les banques n'iront pas sur d'autres places financières pour autant.

Extrait du communiqué de presse de Paris Europlace :


« LA MISE EN PLACE D'UNE TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIERES, QUI NE SERAIT PAS AU MOINS EUROPEENNE, AFFAIBLIRAIT L'ECONOMIE FRANÇAISE »

Paris, le 6 janvier 2012. L'association Paris EUROPLACE, qui représente l'ensemble des acteurs  de la place financière française - entreprises industrielles, y compris les PME, sociétés d'assurance, sociétés de gestion, banques et intermédiaires financiers - déclare « son opposition à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières qui, si elle n'était pas européenne, affaiblirait l'économie française.»

La crise financière mondiale a connu son origine sur le marché américain, avec les dysfonctionnements du marché des subprime et les risques pris par les grandes banques d'investissement anglo-saxonnes. Les banques françaises, comme les sociétés de gestion et les sociétés d'assurance,  ont montré, depuis l'origine de la crise, une meilleure résistance et ont poursuivi leurs activités de financement de l'économie et des entreprises. Une taxe, sanctionnant spécifiquement l'industrie financière française, serait inappropriée.

Cette taxe, ayant pour objet de lutter contre la spéculation financière, toucherait par ailleurs dans les faits à la fois des transactions considérées comme spéculatives et les autres transactions réalisées par les investisseurs privés, les entreprises et les investisseurs institutionnels. Une taxe, dont l'assiette serait trop générale, présenterait des risques de distorsions importantes et d'être sans effet sur la spéculation.

La mise en place de cette taxe, qui représenterait un coût très lourd pour les banques françaises, les sociétés de gestion, comme pour les sociétés d'assurance, s'ajoutant au coût déjà élevé des nouvelles régulations financières mises en place (Bâle 3, Solvency 2), alourdirait  les conditions de  financement de  nos entreprises et de l'ensemble de l'économie française et entraînerait une perte de substance de la place financière de Paris. Les activités directes de financement des entreprises, et notamment des PME, seraient également touchées. C'est donc l'ensemble des établissements financiers, de leurs clients particuliers et entreprises, qui auraient à en souffrir si le projet est mis en oeuvre.

Enfin, si cette taxe était appliquée seulement en France, elle  entrainerait inéluctablement une délocalisation des activités concernées des banques, sociétés d'assurance et sociétés de gestion, au profit des grandes places financières mondiales, et réduirait en conséquence la maîtrise des conditions de financement de notre économie et le rôle de la place de Paris dans l'économie européenne et mondiale.

** Fin de l'extrait.


jeudi 24 février 2011

Buyster, Lemon Way, enfin les Zong et Bling français ?

Une plate-forme française plus simple, prête à l'emploi, basée sur des comptes de paiement reliés à des cartes sans contact et à des numéros de téléphone, est déjà utilisée en marque blanche en Europe et en Afrique : c'est l'usine de paiement légère Wonderpay de Lemon Way (voir http://www.wonderbank.fr).

Le contexte réglementaire européen est favorable à l'émergence de nouveaux intermédiaires de paiement, avec la directive des services de paiement européenne de 2007, traduite dans le droit français en 2009. Ainsi Buyster (Atos + BNP + les 3 opérateurs de télécommunication français) va un jour ouvrir et pourrait faire un carton et prendre des parts de marché aux banques.  Et d'autres se bousculent au portillon : éditeurs de logiciels, industriels, opérateurs, sociétés de transfert d'argent, paris en ligne, encarteurs, fabriquants de guichets automatiques bancaires qui voient à long terme la disparition du cash à cause du paiement mobile, etc.

Les établissements de paiement prennent des parts de marché sur des niches qui étaient réservées aux banques, dans le domaine de l'intermédiation de paiement. Or chaque établissement de paiement choisit une banque et une seule pour opérer ses flux (c'est un choix réciproque). Toutes les banques ne gagneront pas. Certaines collectionnent les flux plus que d'autres. Nous assistons à une véritable révolution dans le petit monde de la monétique, une course et une bataille, sous nos yeux, maintenant.

Pour faire un parallèle : qui eut cru que l'industrie du CD-ROM disparaisse en 3 ans ? Pas Philips et Sony. Certainement Deezer et Apple.

Faut il avoir peur de Facebook money ?

Une révolution tous les 20 ans dans la monétique. On y est après le chèque, la carte, SEPA... le paiement mobile et sans contact.

La France est un pays leader de la monétique : il y a quelques décennies nous inventions la puce sécurisant le paiement en "plastique", présente sur toutes les cartes françaises. Rappelons nous la formidable aventure du GIE Cartes Bancaires, startup dans les années 70.

Sans faire un "Cocorico" trop fort, nous inventerons le paiement mobile et la massification de son déploiement. Pour les particuliers et les commerçants français, les pré-inscriptions sont ouvertes sur http://www.lemonway.fr !

Testez l'avenir du paiement mobile, participez à l'aventure et donnez votre avis.

mercredi 10 novembre 2010

Square, c'est bien... aux Etats-Unis ;-)

Toutes les innovations en provenance des USA ne sont pas adaptées à notre marché.
Avant de mettre en place un nouveau moyen de paiement en France, il faut un statut adéquat. Par exemple celui d'établissement de paiement selon la directive des services de paiement Européenne, réglementé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel. Ensuite il faut faire agréer son terminal de paiement (de nos jours le paiement EMV sera demandé : donc lecture de la puce). Le point de la réglementation est important, et peut causer un blocage. Entre la norme CE, PCI DSS, EMV, des spécialistes (ex. Ingénico) ont mis 2 ans à faire accepter un terminal de paiement ou un "device" pour téléphone portable, sur notre marché qui protège aussi le consommateur de la fraude.
Aux USA, les utilisateurs sont habitués à payer pour payer, et l'interbancarité n'est pas exemplaire. Pas en France ou le système bancaire est rudement bien organisé et fiable (Guichet Automatiques Bancaires interconnectés, TPE commerçants compatibles avec toutes les cartes). Il n'y a pas chez les Gaulois de dysfonctionnement carte, ni de dysfonctionnement GAB. Contrairement à de nombreux pays, incluant les USA.
Pour ces 2 raisons, je vois une autre alternative révolutionnaire et innovante si vous permettez : se passer de la carte. Une vraie rupture dans le modèle, qui laisse véritablement la place à de nouveaux acteurs. Comme Deezer se passe du CD-ROM avec le téléchargement en live direct. Comme le nouveau téléphone d'Apple qui va intégrer une carte SIM Gemalto qui n'appartiendra pas aux opérateurs ! Apple saura passer en force, c'est vraiment le bon moment, avec des capacités financières élevées. Bientôt Google Android suivra.
Ainsi pour en revenir au paiement mobile, on peut utiliser un logiciel pour payer (Mobile App compatible avec de plus en plus de téléphones, compatible SMS également pour ceux qui ne disposent pas d'un forfait Internet), ou un site internet mobile pour les réfractaires à l'installation de logiciel sur mobile (comme une partie des utilisateurs de BlackBerry,) avec un compte de paiement relié à son téléphone portable. Plus besoin de lecteur. Plus de problème réglementaire lié au matériel.
Les banques françaises ont l'air de s'y intéresser : il y avait le précurseur MOVO des Caisses d'Epargne, le tout frais KIX de la BNP, PAY2YOU de Crédit Mutuel Arkéa avec Leetchee son concurrent interne ?, une solution Crédit -Agricole de type Receive and Pay. La Société Générale dispose de son Obopay. Paypal X qui débarque de Californie, et ... Payons.com ;-) le paiement durable, 100% mobile. Le meilleur pour la fin, bientôt disponible sur Facebook !