mardi 24 janvier 2012

Extrait d'un article sur le paiement mobile à paraître

La révolution du paiement mobile
Les managers de l’innovation et les directeurs marketing ont du mal à faire bouger les industriels des plates-bandes historiques de la banque en Europe. Les moyens de paiement traditionnels sont le cash, le chèque, et le virement, sur le vieux continent où la population est fortement bancarisée ; tandis que les monnaies virtuelles sont vues comme des ennemis d’Etat par les banques. Il est vrai que les milliards de transactions opérées par les banques sont tenues par des systèmes sécurisés, qui fonctionnent massivement ; dont le principe est le débit et le crédit, et le calcul de commission. Soit des principes simples. Les virements internes et externes sont les opérations principales de la monétique, avec la compensation nationale et internationale. La carte de paiement joue le rôle d’une télécommande à virement. Ces systèmes doivent déjà migrer vers SEPA, avec pour principaux avantages pour les consommateurs la rapidité d’exécution des ordres, et le coût réduit, dans toute l’Europe.
Les révolutions dans la monétique interviennent tous les dix ou vingt ans. Après la carte, et la banque sur Internet (mBanking), la prochaine révolution est le paiement mobile, à distance avec les applications mobiles et internet mobile ; et en face à face avec son commerçant avec le sans contact, seule technologie permettant un paiement rapide en caisse en quelques secondes.
Les experts de la monétique français (banques, sociétés de monétique, de compensation) n’ont pas grand-chose à gagner à changer quelque chose dans le monopole exercé par les banques à ce jour dans le paiement de proximité.
Cependant le changement est inexorable. En 1990 faire un virement avec Internet était encore utopique, plus personne ne s’interroge aujourd’hui sur l’utilité de ce moyen de paiement. En 2012 payer avec son mobile deviendra-t-il aussi quelque chose de courant ? D’autant plus que ce système apporte un avantage pour le client, et également pour le marchand.
Dans les pays du Sud la situation est différente, avec un taux de personnes disposant d’un compte en banque très inférieur au taux européen, pour des raisons diverses et variées : déficit d’image de confiance, historique de faillites et de prélèvements par les gouvernements dans les caisses des banques, perte de temps et fraudes au guichet. L’Afrique opère par exemple un saut dans la révolution, et passe du paiement par cash au paiement mobile directement, sans la case « bancarisation » ni la case « carte de paiement ».
C’est ainsi que la société Lemon Way a distribué sa plateforme logicielle innovante de paiement mobile avec gestion de réseaux d’agents de change d’abord à Madagascar, au Cameroun, dans certains pays du Golfe. Puis en Grèce, en Angleterre et en France.
Notre équipe commerciale et marketing a tiré une leçon positive qui nous fait réfléchir. Cette fois, l’innovation nous vient d’Afrique, première terre de déploiement du paiement mobile pour les non bancarisés. Tandis que les jeunes issus de la génération digitale en Europe sont déjà convaincus et adoptent lentement les services de paiement de Kwixo qui invente une monnaie de conversion pour ses clients, Buyster en euros, Paypal en multi-devises, ou encore le seul acteur indépendant des banques et des opérateurs de télécommunication : Lemon Way, en préparation de son ouverture commerciale en 2012 pour payer avec son mobile.

Sébastien Burlet, CCE 93, président de la société Lemon Way en France
http://www.facebook.fr/lemonway

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